NatationComité 33

Le club,

sa vie administrative :

les 7 étapes essentielles

 

 

I Le projet associatif

II La rédaction des statuts

III Les organes dirigeants de l’association (Bureau, CA, AG)

IV Les formalités déclaratives

V Responsabilité des dirigeants et assurances

VI Cotisations et apports

VII L’essentiel à retenir

 

I Le projet associatif et l'association "Loi 1901"         

 
Le projet associatif est tout d'abord et par essence un projet collectif, une nouvelle piscine vient d'ouvrir dans votre commune, une piscine existe déjà mais aucun club ne l'anime ni la dynamise, vous avez des envies d’agir, vous souhaitez un nouveau club. Vous voilà donc porteur de projet. Mais du projet à sa mise en œuvre voici quelques conseils qui peuvent vous aider à bien en définir les contours.

 

                  La Fédération Française de Natation

         Une fédération délégataire :

Elles sont directement chargées de l'exécution proprement dite d'une mission de service public.

Elles reçoivent la délégation du Ministère des sports accordée à une seule fédération dans une discipline donnée pour organiser les compétitions sportives à l'issue desquelles sont délivrés les titres internationaux, nationaux, régionaux ou départementaux.

Elles définissent les règles techniques et administratives propres à leur discipline. Elles fixent librement les règles relatives à l'organisation de leurs compétitions, à l'exception des domaines touchant à l'ordre public.

Les fédérations délégataires sont également placées sous le contrôle de l'État et voient leur délégation renouvelée tous les quatre ans.

 

         Ses instances décentralisées, ses relais locaux :

Les comités régionaux

Les comités départementaux

         Le Comité Départemental de Gironde

 

                  Votre projet

Le cadre juridique d'une association permet de mener n’importe quelle action, sans exclusive mais pour créer un club de natation, votre projet est-il fidèle à l'objet de la Fédération Française de Natation ?.

 

                  Définir son projet : du désir à l’étude de marché

Avant de vous lancer tête baissée dans l’action, prenez le temps de tester votre projet. Auprès de votre entourage d’abord, en associant tous les acteurs potentiels de votre club à votre projet. Le débat terminé, le projet défini, il est essentiel de rencontrer les partenaires qui vous aideront dans sa mise en place afin de déterminer la pertinence de votre démarche.

Y a-t-il pas de partenariats possibles ?

L’ensemble de ces rencontres doit vous permettre de bien préciser raisons de votre action, les moyens à mettre en œuvre et les éventuels partenaires avec  lesquels travailler.

Vous devez pouvoir souligner la demande, le besoin que votre action viendrait satisfaire.

Il vous faut également faire le point sur l’environnement juridique et réglementaire de vos actions.

Etre sous forme associative ne vous exonère pas du respect de la loi. Telle ou telle activité peut nécessiter la possession de diplômes(Brevets d'Etat), d’agréments officiels (agrément Jeunesse et Sports) qui peuvent alors imposer des objets spécifiques à votre association.

Contacts : Direction Départementale de la Jeunesse et des sports www.mjsaquitaine.jeunesse-sports.gouv.fr

Pensez à déterminer vos besoins en personnel qualifié et à définir les contrats nécessaires

Contacts : Emplois Loisirs Gironde tél : 05.56.00.99.01

Direction Départementale de la Jeunesse et des sports

Comité Départemental Olympique et Sportif de la Gironde tél :05.56.00.99.05

Evaluez enfin le budget nécessaire à votre action et les moyens de la financer.

Le fait de rencontrer d’éventuels financeurs-partenaires, publics ou privés, permet aussi d’affiner encore votre projet.

 

                  La rédaction d’objet : ne pas oublier ses valeurs

Pour rédiger votre objet associatif, il vous faut préciser les valeurs auxquelles se réfère le club, les objectifs qu’elle se fixe (son programme d’actions, les activités qu’elles veut mettre en place) ainsi que l’esprit de sa méthodologie.

Définir ses valeurs c’est clarifier le pourquoi de l’action collective et permettre une bonne clarification au moment de communiquer son projet à de nouveaux membres ou à des partenaires.

Plus qu’une liste d’activités, votre projet doit poser les fondements qui permettront de s’interroger régulièrement pour savoir si le club est toujours dans l'objectif qu’il s’était fixé.

 

                  Les questions à résoudre pour rédiger son objet associatif

         - Quoi ?

Quelles finalités et quelles activités correspondantes sont à mettre en place ?

         - Qui ?

Qui sont les porteurs du projet ? quelles compétences et quelles motivations ont-ils

?

         - Avec qui ?

Quels sont les partenaires éventuels du projet ? Quel partenariat est “ obligatoire ” ou à refuser ?

         - Pour qui ?

A quel public sont destinées les actions (sur un plan géographique, sociologique…) ?

         - Quand ?

 
Quelle durée de réalisation du projet ? Quels sont les créneaux horaires dont vous pouvez disposer ?

 

II La rédaction des statuts

La loi de 1901 est une loi de liberté : elle laisse beaucoup de latitude aux statuts pour régir une multitude d’aspects de la vie du club.

Ceux-ci précisent l’objet de l’association, sa raison d’être, et définissent ses règles de fonctionnement.

Les statuts sont donc le document de référence, la loi interne de l’association, et doivent être adaptés à chaque projet.

Ce chapitre et les chapitres suivants doivent vous aider dans leur rédaction.

 

                  Une étape essentielle

Au moment de créer son association la rédaction des statuts est souvent perçue comme une formalité à remplir pour pouvoir se déclarer en préfecture. Mais il s’agit en fait d’un élément central de votre futur club qui mérite qu’on y passe du temps. C’est pourquoi nous insistons sur le fait qu’il ne faut pas se contenter de reprendre des statuts-types mais seulement s’en servir comme pense-bête au moment de la rédaction qui doit être adaptée à votre projet.

Règle commune s’imposant à tous les membres sans exception, les statuts posent vos objectifs, l’esprit de votre méthode et définissent vos actions.

Ils édictent les règles de fonctionnement interne et, en cas de désaccord, c’est à eux qu’un juge se reportera pour trancher.

Enfin la rédaction des statuts est l’occasion d’une réflexion sur votre projet associatif, les moyens que vous envisagez d’utiliser et votre mode d’organisation collective.

 

                  Conseils généraux de rédaction

Leur rédaction relève, la première fois, de la responsabilité des membres fondateurs.

Vous avez entière liberté pour édicter vos principes de fonctionnement, la loi de 1901 et son décret n’imposant rien en la matière.

Vos statuts peuvent être très courts ou très longs. Mais sans essayer de tout anticiper,tentez tout de même de prévoir un maximum de cas de figure pour éviter de vous trouver sans réponse lorsqu’un point particulier surviendra.

N’énoncez que des principes et gardez les détails, sujets à variations régulières, pour le règlement intérieur dont la modification est plus légère.

Il s’agit en fait de se ménager une marge de manœuvre future afin de ne pas avoir à modifier ses statuts à chaque évolution de l’association.

 

                  Bon à savoir : la valeur juridique des statuts

L’association est un contrat formalisé par les statuts.

Mais comme tout contrat, les statuts sont soumis aux règles du droit civil. En cas de litiges sur l’interprétation des statuts, ou de problème lorsque les statuts ne prévoient pas un cas de figure particulier, c’est le juge du fond du tribunal de grande instance qui est saisi et qui se prononcera sur l’interprétation à donner.

 

                  Ce qu’il faut y prévoir impérativement

Le nom : il sera pour longtemps l’image de marque de l’association. Faites donc court et explicite !

L’objet : il délimite le champ d’activité de l’association.

Le siège social du club : le nom de la commune est suffisant, inscrivez l’adresse complète en règlement intérieur. Tout changement d’adresse oblige en effet à une modification des statuts et à une publication au Journal officiel…

La définition du statut de membres : quelles conditions pour que l’adhésion soit acceptée, la définition des différentes catégories de membres. Evitez d’inscrire les noms des membres ou le montant des cotisations.

La définition de l’assemblée générale : sa composition, ses pouvoirs, son mode et sa fréquence de convocation.

La définition des organes exécutifs que vous prévoyez : comité directeur, bureau, périodicité de renouvellement des mandats électifs, commissions éventuelles avec leurs rôles et pouvoirs clairement précisés.

La répartition des responsabilités éventuelle entre un président, un trésorier, un secrétaire général, un vice-président, etc.

La procédure de modification des statuts : en règle générale, les modifications statutaires sont adoptées à la majorité par les membres réunis en assemblée générale, mais il est tout à fait possible que la responsabilité en relève du seul comité directeur par exemple.

La dissolution de l’association : même si ce n’est pas votre premier souci, prévoir les conditions de dissolution, la dévolution des biens de l’association en cas

d’arrêt de vos activités peut vous évitez un casse-tête futur.

Attention : certaines associations ont des mentions imposées dans leurs Statuts

                                                                                                                  En savoir plus sur les AG

 

                  La nécessité d’un réexamen régulier : les modifications statutaires

Sans être une loi d’airain, vos statuts sont amenés à durer ne serait-ce que parce que vous ne prendrez pas le temps d’y revenir.

Prévoyez tout de même de les revoir à intervalle régulier, pour faire le point.

Vos objectifs peuvent évoluer, vos pratiques se transformer et vos statuts peuvent ne plus correspondre à ce qu’est devenu le club.

Pour qu'ils ne bloquent pas votre fonctionnement vous pouvez les mettre à jour selon une procédure que vous aurez inscrites dans vos statuts.

Vous aurez ensuite à effecteur des démarches légales :

-          déclaration des modifications statutaires en préfecture ou sous-préfecture du siège de l’association dans un délai de trois mois.

Elle doit être effectuée par ceux qui ont la responsabilité de l’administration ou de la direction de l’association.

Vous joindrez deux exemplaires des nouveaux statuts signés par au moins deux dirigeants ainsi qu’un document précisant les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des éventuels nouveaux dirigeants.

Enfin, ajoutez un extrait du procès-verbal justifiant l’adoption des modifications.

-          inscription des modifications au registre spécial

-         
 
Si les modifications portent sur le nom de l’association, son objet ou son siège, elles doivent faire l’objet d’une publication au Journal Officiel.

 

III Les organes directeurs du club :

La loi de 1901 ne fait état d’aucune obligation - sauf statut particulier – quant à l’organisation à mettre en œuvre pour la gestion au quotidien de votre association. L’usage veut cependant qu’en règle générale, une association se dote d’un président, d’un trésorier et d’un secrétaire.

De même, le fonctionnement le plus courant respecte une organisation démocratique, à savoir la répartition des instances de décision entre : l’assemblée générale, les membres, le comité directeur et la direction.

Par la suite, l’association se conformera à un fonctionnement dont les statuts font force de loi.

 

                  Liberté d’organisation de la direction au sein de l’association

Il est parfaitement possible de ne désigner personne en particulier à la direction de l’association. Un président n’est pas indispensable. Un responsable pourra porter une autre appellation : délégué ou délégué général, par exemple.

Il n’est même pas utile de prévoir l’existence d’une telle personne dans les statuts.

Une direction collégiale de l’ensemble du comité directeur ou du bureau est parfaitement envisageable.

Dans ce cas la liste des personnes responsables de l’association devra être déclarée en préfecture.

Notez cependant que cette liberté peut se voir restreindre en cas de demande d’agrément ou de statuts particuliers (reconnaissance d’utilité publique, agrément jeunesse et sport…) qui appellent au respect de certaines obligations organisationnelles.

 

                  Les grandes fonctions du bureau

Pour des nécessités partenariales, institutionnelles ou privées, il sera souvent plus simple d’organiser votre représentativité de manière plus lisible pour l’extérieur en respectant un certain classicisme.

Le bureau assurera le plus souvent une fonction de délégation du comité directeur pour la gestion au quotidien de la vie de l’association. Ainsi, votre bureau, si vous choisissez d’en avoir un, pourra répartir ses pouvoirs entre :

Le président

C’est le membre qui représente l’association devant les tiers et devant la justice (agir devant les tribunaux, aller en appel ou former un pourvoi en cassation) dans tous les actes de la vie civile.

C’est lui qui passera les contrats d’achat, de vente et de location au nom de l’association.

Il a pour mission, sauf disposition contraire des statuts, de convoquer l’assemblée générale et le conseil d’administration.

Par ailleurs, ayant au sein de l’association, le cas échéant, qualité d’employeur au regard du Code du travail et de celui de la Sécurité sociale, c’est lui également qui engage et licencie le personnel.

Mais il peut aussi déléguer certaines de ses tâches.

Le secrétaire général

Il est le plus souvent chargé des fonctions administratives au sein du club : notamment la tenue du registre spécial, du registre des délibérations de l’assemblée générale et du comité directeur.

C’est lui également qui envoie ou fait envoyer les convocations, rédige les procès verbaux des réunions des assemblées générales et comités directeurs et effectue les différentes formalités exigées par la loi lors de la constitution de l’association, des modifications des statuts ou des changements de dirigeants.

Le trésorier

Il est chargé de la bonne gestion de l’association, veillant au recouvrement des créances et au paiement des dettes…

Il en tient lui-même la comptabilité régulière ou suit son traitement par un tiers.

Il dresse également le budget prévisionnel de l’exercice suivant.

En fin d’exercice, il se charge de l’inventaire, du bilan et compte de résultat et annexes, et rédige un rapport financier qu’il soumettra à l’assemblée générale en vue de son approbation.

 

                  Rôles et fonctionnements des comité directeur et bureau

Le comité directeur n’est pas obligatoire, mais allège considérablement les procédures de décisions.

Représentant l’exécutif de l’association, il applique les décisions prises en AG.

Son pouvoir, son renouvellement, son mode d’élection ou désignation, sa taille, sont fixés dans les statuts.

Les membres du bureau en sont membres.

Dans la plupart des cas, ils animent le comité directeur, l’AG et représentent l’association à l’extérieur.

Il sont responsables devant l’assemblée générale et lui rendent des comptes.

Le comité directeur cumule trois grandes fonctions :

- c’est un lieu de référence : ses décisions, à conditions qu’elles respectent les statuts et les orientations prises en assemblée, font souvent autorité au sein de l’association ;

- un lieu de proposition : si l’assemblée générale décide au final, c’est à lui qu’il revient d’explorer de nouvelles possibilités, d’envisager le développement de nouvelles actions, etc ;

- un lieu de décision : pour le fonctionnement au quotidien, il s’agit de faire des choix sans pour autant en référer chaque fois à l’assemblée générale, même s’il faudra par la suite lui en rendre compte.

Par ailleurs, il reviendra au comité directeur de produire les comptes-rendus des réunions de l’assemblée générale, mais également de préparer ces réunions en produisant les bilans d’activités, financier et autres outils pratiques (feuilles d’émargement de présence aux assemblées, lettres de convocations selon

dispositions statutaires…).

 

                  Alerte : Délégation et efficacité

Si aucune formule n’est obligatoire, notez toutefois que l’organisation démocratique reste la plus efficace : impliquant mieux les membres, les responsabilisant, elle crée une émulation nécessaire à tout projet associatif dont l’objectif est de se développer et se pérenniser.

Tout cela en passe par la délégation et la responsabilisation des membres.

Dans cet esprit, si vous envisagez la création d’une grosse association, vous pouvez éventuellement mettre en place des commissions par activité qui pourront prendre la forme de petits groupes de réflexion et/ou de travail privilégiant l’échange réel, l’interactivité et la créativité.

 

                  Les modes de désignation et de révocation des dirigeants

En règle générale c’est l’assemblée générale qui désigne ses dirigeants. Deux modes traditionnels sont le plus souvent utilisés : la désignation par cooptation ou par élection, qui reste le mode le plus démocratique. Souvent seul le comité directeur est désigné par l’assemblée générale des membres au suffrage universel, le bureau étant désigné au sein du comité directeur par ses membres.

Mais des variantes existent, comme l’élection directe du président par l’AG.

En cas de faute – de fond – de l’un des administrateurs ou dirigeants, une révocation est possible.

 Elle devra néanmoins respecter certaines règles : c’est l’instance qui a désigné la personne à révoquer qui devra décider de sa révocation.

L’assemblée générale validera ou non ensuite cette décision, le point étant nécessairement inscrit à l’ordre du jour de la réunion.

 

                  Quelques mots sur l’AG

                  Qu’est-ce que l’A.G. ?

La tenue d’une assemblée générale n’est pas obligatoire mais en pratique quasiment toutes les associations réunissent leurs membres en A.G. au moins une fois par an.

C’est l’organe central de l’association : elle dicte les grandes orientations de l’association et assure sa pratique démocratique. D’où l’importance de se donner de bonnes règles dans ses statuts.

Hormis les associations reconnues d’utilité publique et celles qui ont des statuts types imposés par une fédération ou l’obtention d’un agrément pour lesquelles la tenue d’une A.G. est obligatoire, les autres sont libres de fixer leurs propres règles.

Mais pour le bon déroulement de votre projet collectif, il est recommandé de mettre en place cette instance souveraine au sein de l’association.

On peut parler de groupe, de collège, etc.

Y participent ceux que désignent les statuts : nouveaux adhérents, membres actifs, simples cotisants ou tout le monde, à vous de décider !

 

                  Un rôle étendu

Elle valide les statuts et élit les dirigeants de l’association qui lui rendent compte de leur mandat.

En l’absence de précisions de la loi ou des statuts, les tribunaux considèrent que l’assemblée générale a compétence sur l’ensemble des actes de l’association.

La traditionnelle division entre A.G. ordinaire et A.G. extraordinaire relève là encore de l’usage.

On considère en général que la première traite de la gestion quotidienne quand la seconde s’occupe des questions importantes (modifications statutaires, élection de dirigeants, dissolution de l’association…).

 
Selon le type d’A.G., les quorums, les seuils de majorité et les modalités de convocation peuvent différer.

 

IV Les formalités de déclaration

Pour créer votre club, vous affilier à la Fédération Française de Natation et obtenir l'agrément Jeunesse et Sports vous devez devenir une association "déclarée".

Nous vous indiquons ici les démarches à suivre.

Il vous faut une déclaration administrative à la préfecture du département ou à la sous-préfecture de l’arrondissement où se trouve le siège social du club.

 

                  Les éléments à communiquer en préfecture

- le nom de l’association

- son objet

- le siège social

- l’adresse des éventuels établissements (locaux autres que le siège) du club

- les noms, prénoms, professions, domiciles et nationalités des personnes chargées de l’administration. Ils seront considérés comme dirigeants de l’association.

- deux exemplaires des statuts rédigés et signés par au moins deux personnes en charge de l’administration de l’association

- une demande d’insertion au Journal Officiel

 

                  La publication au Journal Officiel

La création de l’association est rendue publique par une insertion au Journal Officiel.

Vous avez un mois pour effecteur la démarche.

La publication ne peut avoir lieu que sur présentation d’une photocopie du récépissé de dépôt de déclaration que la préfecture doit vous donner dans un délai de 5 jours à compter du dépôt.

Les services préfectoraux vous fournissent un formulaire de demande d’insertion qu’il vous faut remplir.

Il est ensuite à adresser au Journal Officiel

Le coût de la publication est de 37 € 54 au 1er janvier 2003.

 

                  Bon à savoir : la forme de la déclaration

La déclaration est assez formelle bien que rédigée sur papier libre.

Elle doit être faite par les personnes qui ont en charge l’administration ou la direction.

Deux d’entre elles au minimum doivent la signer.

La préfecture peut se montrer pointilleuse sur certains points : le Conseil d’Etat a ainsi jugé que l’absence de mention de la profession de l’un des administrateurs pouvait justifier le refus de la déclaration par les services.

 

                  Enregistrer n’est pas juger

La préfecture ne peut pas refuser le dépôt de la déclaration.

Depuis la loi du 9 octobre 1981 et la suppression de la demande d’autorisation préalable pour les associations d’étrangers domiciliés en France, la préfecture n’a pas à juger de la forme ou du mode de fonctionnement de quelque association que ce soit.

Les remarques qu’elle pourrait faire sur ces aspects ne sont que des indications.

Au besoin, n’hésitez pas à le leur rappeler.

La préfecture ne peut pas non plus refuser l’enregistrement si la déclaration est régulière et accompagnée de tous les documents demandés, et ce, quand bien même vos statuts ne respecteraient pas les libertés publiques.

Dans ce cas, elle ne peut que saisir la justice, le refus de délivrance du récépissé d’enregistrement étant un excès de pouvoir (Tribunal administratif Paris 25 janvier 1971, Beauvoir et Leiris).

 

                  Les déclarations à effectuer ultérieurement

Par la suite, au cours de l’existence de l’association, vous aurez à déclarer en préfecture :

- les modifications de statuts,

- les nouveaux établissements fondés,

- les changements d’adresse du siège social et de dirigeants,

- les nouvelles adhésions d’associations aux unions d’associations.

Le tarif de la publication au Journal Officiel est de 27 € 03 au 1er janvier 2003.

Attention ! N’oubliez pas le registre spécial obligatoire

Toute association doit tenir un registre spécial sur lequel seront inscrits tous les changements intervenus dans sa direction ou ses statuts et qui doit être tenu à la disposition des autorités administratives et judiciaires tout au long de la vie de l’association.

Concrètement il s’agit d’un simple cahier, sans feuilles volantes, dont chaque page est numérotée et signée par la personne habilitée à représenter l’association.

Il doit comporter les mentions suivantes, inscrites à la main :

- les changements des personnes chargées de l’administration ou de la direction

- les changements d’adresse du siège social

- les nouveaux établissements créés

- les acquisitions immobilières de l’association

- les modifications statutaires

 
- les dates des récépissés délivrés par la préfecture ou sous-préfecture lors des déclarations des modifications statutaires

 

V La responsabilité des dirigeants et les assurances

La responsabilité des dirigeants d’association peut être engagée à trois niveaux : financièrement, en cas de fautes de gestion, civilement si quelqu’un s’estime victime de l’association et pénalement si le président ou l’association enfreignent la loi ou une réglementation.

Le plus souvent, c’est le président qui sera en première ligne si la responsabilité de l’association est engagée.

                                                                             

                  Des dirigeants responsables financièrement

Si votre responsabilité est engagée à ce niveau, vous pouvez avoir à payer personnellement les sommes dues si l’association se trouve en difficulté de paiement et que vous avez commis une faute de gestion (engager des dépenses sans avoir les recettes correspondantes sur le compte de l’association, par exemple).

Vous avez, par ailleurs, en tant que dirigeant, un devoir d’information et de transparence.

Vous serez tenu pour responsable si vous ne tenez pas informé le comité directeur, l’assemblée générale et les services administratifs compétents de difficultés financières de l’association ou d’erreurs de gestion.

Pour éviter ce genre d’écueil, une seule recette : une gestion rigoureuse et transparente, en suivant notamment votre comptabilité mensuellement, si modeste

soit-elle.

Pour ce qui est de la transparence, votre meilleure garantie sera de respecter les règles d’information en faisant approuver les comptes par l’assemblée générale.

En cas de difficultés financières, il faut en informer le comité directeur et

l’assemblée générale.

Si l’association est en cessation de paiements, déclarez-le immédiatement au juge du tribunal de grande instance pour bénéficier d’une procédure de redressement judiciaire.

 

                  La responsabilité civile des dirigeants

Un accident peut toujours se produire dans le cadre des activités de votre association. Or, si la victime porte plainte, la responsabilité civile de l’association et de ses dirigeants est engagée si preuve est faite que les dommages subis résultent d’une faute intentionnelle, de l’imprudence ou de la négligence de l’association.

Elle devra alors payer des dommages et intérêts à la victime.

Il n’en reste pas moins que la responsabilité personnelle des dirigeants peut être recherchée par la victime.

Il lui faudra prouver que la faute du dirigeant n’a rien à voir avec ses fonctions dans l’association.

L’association a pour obligation d’organiser, de diriger et de contrôler les activités de ses membres de manière à assurer leur sécurité.

Même si la victime a elle-même commis une imprudence ou n’a pas observé les règles, votre responsabilité peut être engagée pour ne pas avoir pris assez de précautions.

 

                  Responsabilité pénale des dirigeants : reconnue, mais assouplie

Vous êtes responsables des infractions à la loi : contraventions (diffamation,injure ou provocation à la haine raciale…), crimes et délits contre les biens (vol,escroquerie, abus de confiance, recel…) ou les personnes (dénonciations calomnieuses, pratiques discriminatoires, blessures, exposition à un risque de blessure ou de mort, homicide involontaire…).

La responsabilité pénale des dirigeants d’association peut se voir engagée depuis 1993. Cependant, la loi n° 2000-647 du 10 juillet 2000 est venue en tempérer la teneur.

Les peines prévues par le Code pénal peuvent aller de l’amende à la dissolution en passant par l’interdiction temporaire ou définitive de certaines activités.

 Notons qu’en cas d’infraction par imprudence ou par négligence, les personnes, auteurs ou complices, seront mises en cause en même temps que l’association.

 

                  Les modifications de la loi du 10 juillet 2000

La loi n° 2000-647 du 10 juillet 2000 considère que les dirigeants qui ont pris les précautions que l’on peut attendre d’eux compte tenu de leur responsabilité, leurs compétences ou du pouvoir et des moyens dont ils disposent, ne seront responsables pénalement que s’ils ont :

- violé de façon délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement,

- commis une faute caractérisée qui exposait autrui à un risque d’une gravité qu’ils ne pouvaient ignorer.

Le fait que la responsabilité pénale du dirigeant ne soit pas engagée, n’empêchera pas l’engagement de sa responsabilité civile (article 2 de la même loi).

 

                  Prévoir les risques et les assurer

Pour parer aux risques, mieux vaut les prévoir, les prévenir et les assurer.

En tant que dirigeants, il vous revient de conclure les contrats d’assurance.

Pour ce, faites la liste de tout ce qui peut arriver dans le cadre des activités de votre club : réunions, spectacles, compétition, six manifestations exceptionnelles, déplacement… Dans chaque cas, pensez aux personnes (bénévoles, salariés ou tiers) et aux dommages qu’elles peuvent subir, et aux biens (locaux, matériel, bien d’autrui) qui peuvent être détruits, volés… Identifiez ensuite les causes possibles de ces risques et les moyens à mettre en œuvre pour les éviter.

 

                  Alerte : Assurer votre association : une obligation

Même si vous êtes particulièrement vigilant en terme de sécurité dans l’organisation de vos activités et que vous assurez rigoureusement l’information auprès des participants sur le respect des règles, le risque zéro n’existe pas.

Vous n’avez donc qu’une seule solution : assurez l’association.

Veillez à ce que le contrat d’assurance soit bien adapté à la réalité de vos activités et demandez un exemplaire du contrat d'assurance fédéral à la Fédération Française de Natation.

 

                  Quel contrat d’assurance ?

Lorsque vous établissez avec votre assureur votre contrat, vérifiez que tous les risques que vous avez précédemment listés sont bien couverts.

Il existe deux types de contrats :

- le contrat multirisque couvre en un seul contrat l’ensemble des risques courus par l’association. Simple à gérer, il évite les “ trous de garantie ”. Attention cependant aux clauses d’exclusion. Ce type de contrat est bien adapté aux petites associations sans grandes installations, ni activités régulières et risquées ;

 
- les contrats séparés par types de risque permettent de trouver la meilleure garantie au meilleur prix pour chaque risque (responsabilité civile, détérioration de locaux, vols, etc.). Ils sont bien adaptés pour une activité comportant des risques réguliers et importants.

 

VI Les ressources internes : cotisations et apports

Au lancement de l’association, bien souvent on ne dispose que de ses propres ressources, à savoir les cotisations des membres et ce qu’ils peuvent apporter à l’association. Mais attention ces apports sont tout de même soumis à quelques règles.

                

                  Les cotisations une ressource essentielle des associations

La cotisation est la participation des adhérents d’une association au financement de son fonctionnement. Elle n’est pas obligatoire, ni liée à la qualité de membre, mais elle peut-être souhaitable pour donner du poids au contrat d’association.

La loi de 1901 n’impose pas le versement d’une cotisation par les membres de l’association. Ce sont donc vos statuts qui en posent le principe.

Nous vous déconseillons d’en fixer le montant dans vos statuts (ce qui vous obligerait à signaler toute revalorisation à la préfecture).

Inscrivez le plutôt dans votre règlement intérieur.

Par contre, il est préférable de fixer dans les statuts l’autorité ou organe chargé de le déterminer.

Sachez qu’il est tout à fait possible de fixer plusieurs montants de cotisation correspondant aux différentes catégories de membres (ordinaires, bienfaiteurs…)

 

                  Cotisant = membre ?

La cotisation peut ne pas être suffisante pour donner la qualité d’adhérent à une personne.

Un membre doit en effet participer de manière effective aux activités de l’association pour que sa qualité de membre soit reconnue.

Ainsi, un membre qui s’acquitterait du paiement d’une cotisation sans pour autant participer aux activités et au fonctionnement de l’association pourrait-il être assimilé à un client plutôt qu’à un membre (Cass. Civ. 1ère ch.5/2/1980).

L’administration fiscale ne considère comme des cotisations que celles acquittées par de véritables membres.

Nous ne saurons que trop vous conseiller d’appeler et de vous faire acquitter régulièrement ces cotisations pour éviter qu’elles ne soient assimilées à des prestations de service déguisées.

Pour assurer à votre club sa qualité de gestion désintéressée à destinations de ses membres il est indispensable que vous n'oubliiez pas de licencier tous vos adhérents à la Fédération Française de Natation ainsi toutes vos activités seront couvertes par son objet social.

Au moment de déterminer vos tarifs de cotisation, veillez à évaluer le plus précisément possibles vos différentes charges d'exploitation (salaires, transports, frais de fonctionnement …).

 

                  Qu’est-ce qu’un apport

Les membres d’une association peuvent décider de mettre à sa disposition, une somme d’argent ou des biens corporels (biens mobiliers comme du matériel informatique par exemple), incorporels (droits de paternités d’une œuvre de l’esprit comme, par exemple, des droits d’auteur sur un livre) ou immeubles (qui ne peuvent servir qu’à l’administration de l’association).

S’ils sont confiés de manière permanente à l’association, on parle d’apports.

Dans une certaine mesure, ils peuvent être considérés comme “ le capital social ” de l’association.

Un membre peut décider d’en confier définitivement la propriété à l’association, ou choisir de ne lui en donner que l’usufruit. Mais il peut également conserver un droit de reprise. Dans ce cas, une convention doit être signée avec l’association de manière à fixer les modalités de reprise : à la dissolution de l’association ou au terme d’une échéance précise. Cette convention peut également prendre le nom de traité d’apport.

 

                  Contenu du traité d’apport

Le traité d’apport doit établir qu’aucune contrepartie matérielle ou avantage n’est recherché, que cet apport s’accompagne – ou non – de charges ou conditions.

S’il s’agit d’un immeuble, l’apport doit être visé par un notaire et publié au bureau des hypothèques. La valeur du bien apporté à l’association doit être connue précisément. Nous vous recommandons donc pour votre évaluation de vous appuyer sur des factures d’achats…

Les conditions de reprise doivent être fixées très précisément par une “ clause de retour ”. En l’absence de disposition spécifique, la reprise du bien par l’apporteur n’est pas automatique. Ainsi l’assemblée générale extraordinaire en cas de dissolution de l’association peut affecter le bien à une autre personne que l’apporteur.

Si le droit de reprise a été prévu, l’apporteur ne peut récupérer son bien que si l’association est dissoute et que le bien lui appartient toujours (si par exemple l’association ne l’a pas hypothéqué).

 

                  Contenu d’un traité d’apport

Qualification du bénéficiaire et de l’apporteur (adresse, statut au sein de l’association, habilitation à traiter)

Désignation de l’actif apporté

Valorisation de cet actif

Charges et conditions (droit de reprise)

Contrepartie morale de l’apport (affectation exclusive de l’apport à la réalisation de l’objet statutaire)

Réalisation des apports (date de réalisation définitive des apports)

Propriété ou jouissance

Dispositions fiscales

Election de domicile (au siège social pour l’exécution du présent contrat)

 
Date, adresse (fait à) et signatures des deux parties

 

VII L’essentiel à retenir

                  I Du projet à l’objet

- Assurez-vous que votre projet (et donc votre objet) appelle bien un statut associatif

- Pour définir votre projet, procédez au préalable à une étude de marché

- Veillez à la légalité de votre objet

- Ne soyez ni trop précis ni trop vague dans la rédaction de votre objet, de manière, d’une part à ne pas limiter les évolutions possibles, et d’autre part, à faire clairement apparaître vos valeurs.

 

                  II La rédaction des statuts

- Vous avez toute liberté pour rédiger vos statuts comme bon vous semble

- Evitez les statuts types

- Consacrez du temps à la rédaction pour vous éviter des problèmes ultérieurs

 

                  III Les organes dirigeants de l’association (Bureau, CD, AG)

- Pas d’obligation dans la loi, mais une pratique : un président, un trésorier, un secrétaire

- Un comité directeur creuset de trois grandes fonctions : référence, proposition, décision

- Le CD représente le pouvoir exécutif de l’association

- Le bureau est une délégation des fonctions du CD pour la gestion quotidienne

- L’A.G. est le parlement de l’association qui vote les grandes orientations et élit les dirigeants.

- Ce sont les statuts qui en fixent les modalités de fonctionnement : participation, convocation, vote, etc.

 

                  IV Les formalités déclaratives

- la création de l’association impose un certains nombre de démarches en préfecture

- La préfecture ne peut refuser le dépôt de la déclaration si le dossier est complet et rempli dans les formes.

 

                  V Responsabilité des dirigeants et assurances

- Les dirigeants peuvent être poursuivis financièrement, civilement et pénalement.

- Analyser toutes les activités de votre association sous l’angle des risques

possibles pour les éviter et conclure le contrat d’assurance le plus adapté.

 

                  VI Cotisations et apports

La cotisation n’est pas obligatoire mais souhaitable

 
Si on souhaite mettre un bien à la disposition de l’association il faut rédiger un contrat d’apport