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Les brèves au

Comité 33

9 septembre 2003

 

 

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Fiscalité : Nouvelle loi sur le mécénat et les dons

Fiscalité : quelle place dans le comité directeur pour les salariés percevant plus des ¾ du SMIC ?

Social : la nouvelle réduction des cotisations patronales

Social : Les nouveaux CIVIS associatifs

Social :La DUCS est en ligne

 

                  Fiscalité : Nouvelle loi sur le mécénat et les dons

 

La loi sur le mécénat a été adoptée. Cette loi a pour vocation de favoriser le développement du mécénat des particuliers et des entreprises, notamment par un allègement de la fiscalité.

Ainsi les particuliers pourront déduire les dons effectués de l'impôt sur le revenu à hauteur de 60 % (au lieu de 50 %) dans la limite de 20 % du revenu imposable (cas des bénévoles des clubs ne se faisant pas rembourser leurs frais ou offrant du matériel au club).

 

Ces dispositions s'appliquent aux dons et versements effectués à compter du 1er janvier 2003.

Par ailleurs, est ouverte la possibilité de reporter l'excédent de la réduction fiscale sur cinq ans.

La réduction d'impôt accordée aux bénévoles ne concerne que les associations d'intérêt général.

 

L'administration fiscale considère qu'un organisme présente un intérêt général si son activité n'est pas lucrative, sa gestion désintéressée et qu'elle ne fonctionne pas uniquement au profit d'un nombre restreint de personnes.

 

Les entreprises bénéficient d'une réduction de 60 %, imputée sur l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice au cours duquel les dépenses ont été réalisées, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d'affaires.

Ces dispositions sont applicables à l'impôt sur les sociétés dû au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2003.

 

Les entreprises déficitaires auteurs de dons pourront reporter le bénéfice de la réduction d'impôt sur les cinq exercices suivant celui des versements qui n'ont pu ouvrir droit à réduction d'impôt, en raison de l'insuffisance de l'impôt dû.

                                                                                                        

Loi n° 2003-709 du 1er août 2003, JO du 2 août 2003                       Sommaire

http://www.legifrance.gouv.fr/                                                         Retour vers les ressources propres

 

   Fiscalité : quelle place dans le comité directeur pour les salariés percevant plus des ¾ du SMIC ?

 

Rappel : Dans son instruction du 15 septembre 1998, l'administration fiscale a clarifié la situation des dirigeants d'associations consacrant beaucoup de temps à leur fonction en ne remettant pas en cause la gestion désintéressée si ces dirigeants perçoivent une rémunération brute mensuelle (avantages inclus) égale ou inférieure aux ¾ du SMIC.

 

Par ailleurs dans ses instructions de 98 et 99 la même administration admet que des salariés puissent être adhérents de l'association et être élus au comité directeur.

 

Sauf disposition légales particulières, pour ne pas remettre en cause le caractère désintéressé de la gestion de l'association, ils ne doivent pas représenter plus du quart des membres de ce comité directeur, ni être membres du bureau.

 

Ils ne peuvent donc pas être élus président, trésorier ou secrétaire (dans les associations ayant des statuts classiques) ou occuper un poste les mettant en position d'employeur vis-à-vis d'eux-mêmes ou de leurs collègues salariés au sein de la même association.                                                                    Sommaire

Pour le second semestre 2003, le montant maximal de rémunération qui peut être octroyé à un dirigeant, sans conséquence fiscale, est de 817 € (pour un SMIC à 1 090 € sur une base de 35 heures.

Instructions fiscales des 15 septembre 1998, puis du 16 février 1999 et du 17 décembre 2001

 

 

                  Social : la nouvelle réduction des cotisations patronales

 

A compter du 1er juillet (et donc dans votre déclaration trimestrielle du 15 octobre) conformément aux dispositions de la loi du 17 janvier 2003, une réduction générale des cotisations patronales de sécurité sociale s'est substituée à la réduction dégressive des cotisations sur les bas salaires et à l'allègement 35 heures (dit "Aubry II).

Les modalités d'application de ce nouveau régime sont dorénavant fixées par décret et explicitées par une circulaire ministérielle.

 

Accessible à tous les employeurs, sans condition de réduction de la durée de travail, cet allègement peut atteindre 26 % du salaire brut pour un salarié rémunéré au SMIC.

 

Applicable de manière définitive au 1er juillet 2005, le dispositif prévoit une phase transitoire instaurant des modalités particulières de calcul prévue pour les rémunérations versées entre le 1er juillet 2003 et le 30 juin 2005 (1ère phase du 1er juillet 2003 au 30 juin 2004, 2ème phase du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005).

 

Durant cette phase, le taux maximal de la réduction varie selon que l'employeur est passé, à la date du 30 juin 2003, aux 35 heures ou non.

 

Des possibilités de cumul avec d'autres dispositifs d'allègements de charges sont également autorisées : allègement "loi de Robien" et "Aubry I", abattement pour temps partiel, réductions portant sur l'avantage en nature "repas" dans le secteur de la restauration.

 

En pratique, aucune demande ou déclaration préalable n'est exigée ; l'employeur doit seulement conserver un état justificatif par établissement et par mois civil.

(Décret n° 2003-487 du 11 juin 2003, JO du 12 juin 2003 et circulaire DSS/5B n° 2003/282 du 12 juin 2003 portant application du titre III de la loi n° 2003-47 du 17 janvier 2003 relative aux salaires, au temps de travail et au développement de l'emploi)          Sommaire

 

Pour tous renseignements, http://www.travail.gouv.fr/infos_pratiques/infos_e.html

 l'URSSAF propose un numéro indigo (0,118 €/min) :

0 820 36 35 34

Et Emplois-Loisirs-Gironde au 05 56 00 99 00

 

                  Social : Les nouveaux CIVIS associatifs

 

Des jeunes peu qualifiés sans emploi

Les jeunes sans emploi, âgés de 16 à 25 ans, qui n'ont pas de diplôme supérieur au baccalauréat et qui ont un projet à vocation sociale dans le secteur de l'intégration, de la politique de la ville et du sport, peuvent être embauchés par une association dans le cadre d'un contrat de travail de 3 ans maximum (si le candidat a plus de 22 ans, le contrat prendra fin avant ses 25 ans), payés minimum au SMIC, au prorata du temps de travail stipulé sur le contrat.

Une aide financière est versée pendant le contrat.

La durée de travail est au moins égale à un mi-temps.

 

Le montant de l'aide

Le montant de l'aide de l'Etat est calculé forfaitairement par référence au taux horaire du SMIC, cotisations et contributions patronales comprises.

Il peut atteindre 66 % de la masse salariale si l'association aide les personnes menacées d'exclusion, âgées ou handicapées, crée du lien social dans les quartiers relevant de la politique de la Ville, participe à l'intégration ou opère dans le secteur sportif.

Cette aide représente 33 % de la masse salariale pour toute autre activité.

Si le jeune concerné rencontre des difficultés particulières d'insertion, une aide supplémentaire peut être octroyée.

 

Une convention avec les bailleurs publics

Pour bénéficier de cette aide financière, l'association doit signer une convention avec le préfet et les représentants des collectivités locales cofinanceurs s'il y a lieu.

Cette convention fixe les caractéristiques de l'activité d'utilité sociale développée et définit les besoins des jeunes en matière d'orientation et de formation professionnelle

 

Elle doit préciser :

 

Aucune embauche ne peut intervenir avant la signature de cette convention, d'ailleurs mentionnée dans le contrat de travail.                        Sommaire

Pour en savoir plus : www.travail.gouv.fr

Décret n° 2003-644 du 11 juillet 2003 relatif à l'insertion des jeunes dans la vie sociale, JO n° 161 du 13 juillet 2003.

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=334662&indice=6&table=JORF&ligneDeb=1

                  Social :La DUCS est en ligne

La Déclaration Unifiée de Cotisations Sociales peut désormais être souscrite en ligne.

La procédure permet de transmettre à l'URSSAF, aux ASSEDIC, aux complémentaires Agirc et Arcco, sur un support unique les déclarations mensuelles ou trimestrielles de cotisations sociales dues sur les rémunérations des salariés.

                                                                                                                                Sommaire