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Dopage, où en est

le dopage

Comité 33

génétique :

 

 

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Des experts réunis à Genève lancent un avertissement: le dopage génétique pourrait devenir une réelle menace pour le monde du sport.

 

Le risque de voir un jour des athlètes manipulés génétiquement est à prendre au sérieux. Même si les techniques en sont à leurs premiers balbutiements. 

 

Les thérapies géniques sont aujourd’hui un des domaines dont on parle le plus en médecine. Elles devraient en effet permettre un jour de recourir à des gènes reprogrammés pour guérir des maladies jusqu’ici incurables.

Mais même au stade embryonnaire où en sont pour l’instant ces technologies, certains savants craignent que l’on s’en serve dans des buts non thérapeutiques. Par exemple pour faire courir les athlètes plus vite.

«On a d’abord cru que l’on pourrait isoler un gène de la performance ou de la résistance physique, rappelle Sandro Rusconi, de l’Université de Fribourg. Mais l’hypothèse était trop simpliste.»

«Par contre, poursuit le professeur, l’étude de combinaisons entre plusieurs gènes pourrait aider à comprendre comment développer les attributs propres aux sportifs.»

 

Menace lointaine, mais hautement probable

 

A l’occasion d’une conférence sur «les gènes et le sport» organisée à Genève par l’Académie internationale des sciences et technologies du sport, le professeur Rusconi a lancé un avertissement. L’identification et la manipulation de ces séquences de gènes reste une menace lointaine, mais hautement probable.

«Nous sommes encore loin de pouvoir identifier ces séquences de manière claire et en toute sécurité, mais l’histoire du dopage dans le sport nous fournit de nombreux exemples de gens assez avides pour s’emparer de techniques qui ne sont pas encore au point», poursuit le professeur.

Pour Sandro Rusconi, si les manipulations génétiques doivent être utilisées à mauvais escient, ce sera à l’évidence d’abord pour des buts sportifs. Avant même les buts cosmétiques.

«J’espère juste que cela ne causera pas trop de tort aux athlètes eux-mêmes», conclut le professeur.

 

A savoir :

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Le génome humain est riche de 26 000 à 40 000 gènes.

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Près de 97% de l’ADN de l’espèce n’a pas de fonction particulière.

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On estime qu’une centaine de gènes différents pourraient jouer un rôle dans les aptitudes sportives d’un individu.

 

 

Source : swissinfo du 02/10/2003